
Le Conseil des ministres s’est réuni ce lundi 23 mai 2022 par visioconférence et sous l’autorité de Denis Sassou N’Guesso, président de la République, chef de l’Etat. Huit affaires étaient inscrites à son ordre du jour. Au nombre de ceux-ci il y avait l’adoption du projet de décret fixant le dispositif national de suivi et évaluation du Plan national de développement (PND) 2022-2026 et des plans de développement locaux.
La réussite de l’exécution du PND 2022-2026 suppose en effet, la mise en place d’outils pertinents de suivi évaluation. Ces outils se présentent ainsi qu’il suit : un dispositif central de suivi et d’évaluation du PND 2022-2026 ; un dispositif central de suivi et évaluation des PLD ; un dispositif consultatif de suivi et évaluation du PND et des PLD.
Poursuivant l’examen de son ordre du jour, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret fixant les modalités d’exercice et de développement des activités de promotion immobilière et de construction d’ouvrages de bâtiment au titre du ministère de la Construction, de l’Urbanisme et de l’Habitat. Il s’agit d’un texte d’application de la loi n°13-2004 du 31 mars 2004, loi qui a vocation de réglementer les activités de promotion immobilière et de construction d’ouvrages de bâtiment.
Au titre toujours du ministère de la Construction, de l’Urbanisme et de l’Habitat, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret déterminant les modalités d’inscription et de radiation aux registres des agents et des courtiers immobiliers, d’obtention, de renouvellement et de retrait de la carte professionnelle ainsi que celles relatives à la police d’assurance d’agent et de courtier immobiliers.
Le troisième projet de décret inscrit dans l’ordre du jour de cette réunion et qui a été adopté est celui fixant les modalités de financement et de gestion du Fonds du service postal universel.
Faisant application des dispositions de la loi n°10-2009 du 25 novembre 2009 portant réglementation du secteur des postes, et afin d’assurer une offre minimale de services postaux de base au public, de manière permanente, équitable et sur l’ensemble du territoire national, les pouvoirs publics ont institué un Fonds spécial dénommé « Fonds de service postal universel ». Ce fonds est destiné au financement du service postal universel ; il sera alimenté par les contributions versées par les opérateurs postaux privés, l’Etat, les collectivités locales, les organismes internationaux et des bailleurs de fonds publics ou privés.
L’examen puis l’adoption du projet de décret fixant les conditions de délivrance de l’autorisation, de l’agrément ou de la licence des activités touristiques a clos ce chapitre. Les conditions de délivrance des agréments et autres, fixées par le décret soumis à l’examen du Conseil, ont pour objectif de permettre que les professionnels du secteur passent plus facilement du secteur informel au secteur formel.
Le Conseil des ministres a en outre suivi deux communications, la première a porté sur le plan de résilience. De celle-ci, il ressort que le gouvernement, pleinement conscient des dangers liés à la flambée des prix. Cette situation appelle donc à une mobilisation du peuple congolais, afin qu’il se consacre davantage à l’augmentation significative de l’offre nationale, sous peine d’une crise alimentaire interne. Dans le cadre du Plan de résilience en cours de finalisation, le Conseil des ministres annonce donc que le temps est venu de soutenir encore davantage la production locale.
La seconde communication est relative à la mise en œuvre du PND 2022-2026, après bientôt six mois d’exécution. Dans cette communication a été notamment évoqué la mise en œuvre des 72 projets du PND inscrits dans la loi de finances 2022 ainsi que la nécessité de réaliser un certain nombre de réformes qui permettront l’opérationnalisation du PND, citant notamment l’évolution attendue de la fiscalité, la mise en place des plans locaux de développement et la consécration d’un cadre de suivi évaluation.
Au titre des mesures individuelles, le Conseil des ministres a procédé aux nominations de Bertrand Konga Bokassa, administrateur en chef des SAF de 9e échelon au poste de Directeur général des Zones économiques spéciales et de Servais Packa, administrateur des SAF, au poste de Directeur général de la Diversification économique.

Le Président de la République du Congo, Denis Sassou N’Guesso (image d’archives)
Le président congolais, Denis Sassou N’Guesso a annoncé vendredi, lors de la Conférence des donateurs en marge des travaux du 16ème sommet extraordinaire de l’Union Africaine (UA) à Malabo en Guinée équatoriale sur le «terrorisme et les changements inconstitutionnels de gouvernement» en Afrique, que « le Congo apporte une contribution de deux millions de dollars » pour faire face aux crises humanitaires en Afrique.
« Face aux crises humanitaires qui secouent le continent, nous avons décidé de prendre notre situation en main. Le moment est venu pour les dirigeants africains de lancer un message clair au reste de la communauté internationale. J’annonce que le Congo apporte une contribution de deux millions de dollars », a déclaré le président Denis Sassou N’Guesso.
Selon l’UA, «les besoins humanitaires augmentent rapidement en Afrique», notamment «à cause des chocs climatiques et des conflits (…) qui ont augmenté de manière exponentielle les besoins humanitaires».
Plus de 30 millions de personnes sont des déplacées internes sur le continent, dont plus de 10 millions d’enfants de moins de quinze ans, selon l’UA. En cause : les conflits intercommunautaires dans certaines régions et l’insécurité alimentaire.
Environ 282 millions sont sous-alimentés, en augmentation de 49 millions par rapport à 2019, selon l’agence des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
Il s’agit d’un premier « Sommet humanitaire extraordinaire», qui réunit des donateurs pour tenter de mobiliser des fonds, afin de venir en aide «urgente» aux 15 pays africains les plus touchés par les crises, avait précisé l’UA dans un communiqué.
« Environ 113 millions de personnes ont besoin d’aide humanitaire en Afrique dont 48 millions sont des réfugiés, des demandeurs d’asile et des déplacés internes », a détaillé le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

La nomination, le 13 avril dernier, de l’actuel vice-gouverneur de la Banque de Développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC), le Camerounais Dieudonné Evou Mekou, au poste de président de l’institution par le président de la République du Cameroun, Paul Biya, en sa qualité de président en exercice de la Cemac, ne fait pas l’unanimité. Les autorités tchadiennes estiment que la procédure n’a pas été respectée et sollicite de ce fait l’implication de Denis Sassou N’guesso. C’est ce que stipule le message que lui a adressé le président de la transition au Tchad, Mahamat Idriss Déby Itno par le biais de son émissaire Mahamat Hamid Koua, ministre tchadien de l’Economie, de la Planification, du Développement et de la Coopération internationale reçu en audience le 20 mai dernier par le président de la République du Congo.
« Ce message a trait aux règles de gouvernance et de la bonne marche des institutions de la sous-région, précisément le cas de la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale. Nous avons été informés des décisions importantes qui ont été prises concernant cette institution et nous avons des préoccupations à soumettre au président Denis Sassou N’Guesso pour solliciter son implication personnelle afin de résoudre ce problème. Parce que cet outil de développement dont nos pays ont bénéficié et continuent à bénéficier est extrêmement important », a déclaré l’homme d’Etat tchadien.
A la fin de l’audience, Mahamat Hamid Koua s’est dit assouvi. « Nous sommes très satisfaits parce que le président de la République a garanti son implication personnelle pour trouver une solution diplomatique afin de gérer la situation devant permettre à cette institution de continuer à répondre aux besoins des populations des pays de l'Afrique centrale », a-t-il indiqué. Pour éviter toute crise pouvant déboucher sur une paralysie institutionnelle, deux rendez-vous majeurs sont prévus en juin prochain a précisé le ministre tchadien de l’Economie.
Denis Sassou N’Guesso et Mahamat Hamid Koua ont également évoqué les relations d’amitié et de coopération que le Congo et le Tchad entretiennent toujours. « Nous avons toujours de bons rapports historiques, d’amitié et de fraternité entre le Tchad et le Congo. Quant à la question de l’économie, en Afrique centrale les économies sont beaucoup plus tributaires des matières premières et les échanges entre nos deux pays pourront encore être améliorés », a affirmé Mahamat Hamid Koua.
Le président de la République, Denis Sassou-N'Guesso s’est entretenu mardi 24 mai au Palais présidentiel avec le président d’Afreximbank, Benedict Okey Oramah. Cette rencontre des deux personnalités qui s’inscrit dans la suite logique de leur précédent échange à Bruxelles en février dernier à l’occasion du sommet Union européenne/Union africaine a permis au Président d’Afrexim Bank d’annoncer au chef de l’Etat congolais l'intention de son institution de soutenir le Congo dans divers domaines, notamment l'agriculture, le pétrole et les mines.
Benedict Okey Oramah a également saisi l’opportunité de cette audience pour faire le point de toutes les initiatives de son institution déjà entreprises au Congo. Ces initiatives se soldent par un bilan globalement positif.
L’Association française de marins pompiers de Marseille, à travers l’ambassade de France au Congo, a mis à la disposition de la direction de la Sécurité civile du matériel contre les incendies, notamment les tenues de feu et les lances incendie.
Le don destiné aux sapeurs-pompiers a été réceptionné, le 13 mai à Brazzaville, par le commandant de la Sécurité civile, le général Albert Ngoto. Il lui a été transmis par l’attaché de sécurité intérieure à l’ambassade de France au Congo, le commissaire de police, Marwan Laraich.
La donation s’inscrit dans le cadre de la coopération internationale de sécurité qui est mise en œuvre par le service de sécurité intérieure de l’ambassade de France au Congo, a expliqué l’attaché de sécurité intérieure. Marwan Laraich a rappelé à cette occasion qu’il s’agit d’un don essentiellement composé d’une trentaine de tenues de feu très indispensables qui permettent aux sapeurs-pompiers d’intervenir sur des sinistres de haute intensité ou en milieu contaminé, notamment les produits toxiques et de très forte chaleur.
Ce don, a-t-il poursuivi, est accompagné de quatre lances incendie, un équipement technique qui permet d’améliorer la capacité d’intervention des pompiers du Congo en général et de Brazzaville en particulier.
« Nous pouvons dire merci. Parmi le lot remis par l’ambassade de France, nous avons également des supports pédagogiques qui nous permettront de sensibiliser les jeunes qui viennent visiter chez nous, et puis les jeunes recrues que nous pourrons former », s’est réjoui le lieutenant-colonel de police, directeur de la logistique par intérim, David Ntiakoulou.
En perspective, il est prévu une deuxième phase de remise de don qui devrait arriver d’appareils respiratoires isolants qui permettent d’intervenir dans les milieux totalement hostiles, dans la fumée et bâtiment en feu.
Guillaume Ondze (Les Dépêches de Brazzaville)

Le corps électoral est convoqué pour le premier tour des élections législatives et pour les élections locales, lundi 4 juillet 2022 pour le vote des membres de la Force publique et dimanche 10 juillet 2022 pour le vote général. C’est l’une des décisions du Conseil des ministres qui s’est réuni par visio conférence jeudi 5 mai 2022 sous l’autorité du président de la République, Denis Sassou-N’guesso et qui avait à son ordre du jour quinze affaires.
L’examen du point relatif au projet de décret portant convocation du corps électoral pour les élections législatives et locales scrutin de juillet 2022 a permis de statuer sur la nécessité de procéder au remplacement de quatre sénateurs décédés en cours de législature. Le Conseil des ministres s’est penché sur la situation consécutive au décès de quatre sénateurs issus des départements de la Lékoumou, de Pointe-Noire, du Pool et de la Sangha, disparus en cours de législature.
Ayant conclu à la nécessité de procéder au remplacement de ces parlementaires disparus, le Conseil des ministres a décidé de convoquer en session les quatre Conseils départementaux précités, afin qu’ils exercent leurs compétences en la matière.
Pour ce faire, le Conseil des ministres a retenu la date du 5 juin 2022, confiant au Premier ministre, chef du gouvernement, et aux ministres en charge des Finances et de l’Administration du territoire le soin de prendre toutes les dispositions pratiques en vue de la tenue effective de ces sessions.
A l’issue de cette réunion, le Conseil des ministres a aussi approuvé, entre autres, le projet de loi portant création de l’Ecole nationale de formation initiale et continue des enseignants. Celui-ci vise à regrouper en un seul lieu un dispositif de formation initiale et de formation continue des enseignants et d’application des savoirs acquis dans tous les cycles scolaires, pour l’éclosion d’une élite pédagogique compétitive au regard des normes internationales. Dans le domaine de l'éducation toujours, le Conseil des ministres a décidé la dissolution de l'Agence nationale de valorisation des résultats de la recherche, du centre de recherche et d’initiation des projets de technologie, du centre national de documentation et d’information scientifique et technique, du centre de recherche et d’études en sciences sociales et humaines et ducentre de recherche géographique et de production cartographique devenues obsolètes et inefficaces.
Au titre des mesures individuelles, le Conseil des ministres a procédé aux nominations suivantes :
I - Ministère de l’Aménagement du territoire, des Infrastructures et de l’Entretien routier:
Directeur général de l’Aménagement du territoire : M. Pierre Ngoma, géographe, économiste de l’Université Marien-Ngouabi ;
Directeur général des Infrastructures : M. Gabriel Ngouaka, ingénieur principal de travaux publics de 6e échelon ;
Directeur général de l’Entretien routier : M. Francis Landry Ngueloundou, ingénieur géologue de 9e échelon ;
Directeur général du Bureau de contrôle du bâtiment et des travaux publics : M. Marius Boris Mieré Onka, ingénieur des travaux publics de 9e échelon ;
Délégué général aux Grands travaux : M. Oscar Otoka, ingénieur en génie civil.
II - Ministère de la Communication et des Médias:
Directrice générale de l’Agence congolaise d’information : Mme Olga Rachelle Mangouandza, administrateur adjoint des SAF, catégorie I, échelle 2 ;
Directeur général de la Radiodiffusion nationale : M. Modeste Elenga, attaché des SAF, catégorie I échelle 2
Directeur général de La Nouvelle République : M. Asnath Wilfrid Mbossa, administrateur des SAF, catégorie I échelle 1.
Le président de la Banque de développement des Etats de l'Afrique centrale BDEAC en sigle, Monsieur Fortuna Ofa-Mbo Nchama, a fait ses adieux au Chef de l'État Denis Sassou-N'Guesso, ce lundi 02 mai 2022, au terme d'un mandat de 5 ans passés à la tête de cette institution.
En effet, nommé à ce poste le 18 mars 2017 à Brazzaville, Fortuna Ofa-Mbo Nchama dont la mission touche à sa fin a mis à profit l’occasion de cette audience pour rendre compte et présenter un rapport au Chef de l'État. Il était question de la revue de la situation de l'institution lors de son arrivée et du compte rendu des actions qu’il a menées et des résultats de toutes ces actions.
Fortuna Ofa-Mbo Nchama a déclaré : "Concernant les résultats, on peut les voir sous plusieurs angles, lorsque l'on sait que nous sommes arrivés au moment où la banque connaissait une situation critique liée aux ressources de trésorerie qui avait à peine 2milliards de FCFA, cela juste pour les frais de fonctionnement. On était obligé de passer toute l'année 2017 sans financer les projets, parce qu'il n'y avait pas de ressources. Nous étions contraints de faire une offensive internationale pour la mobilisation des ressources. Et, au cours des cinq dernières années, a-t-il poursuivi, nous avons pu mobiliser 907 milliards de francs CFA, ce qui est, en volume, plus que tout ce que la BDEAC avait déjà mobilisé au cours des quarante et une années précédentes. Par ailleurs, avec la banque, qui avait une tradition de perte, nous avons quand même pu faire, au cours des cinq dernières années, des résultats nets bénéfiques successifs pendant les dernières années. En termes de financement, nous avons aussi pu faire le double de ce que la banque avait déjà fait au cours des 40 années antérieures".
Fortuna Ofa-Mbo Nchama a terminé en disant : "Mon séjour au Congo ne m'a pas donné la sensation que je suis hors de chez moi. Je me suis senti comme en Guinée équatoriale, pour l'accueil que j'ai eu ici, les appuis multiformes, et surtout, aussi parce qu'une partie des autorités congolaises sont les gens avec lesquels nous avons partagé le travail au sein d'autres institutions. Ce qui faisait que je me sentais comme chez moi. Et c'est dans ce climat d’hospitalité et de paix que j'ai salué les efforts du président de la République Denis Sassou-N'Guesso, pour son leadership pour la protection de l'environnement", a-t-il indiqué.
Anaïse Issabou (Presse présidentielle)
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