La 46e Conférence ministérielle de la Francophonie s’est tenue les 19 et 20 novembre à Kigali, mettant l’accent sur l’égalité femmes-hommes, 30 ans après la Conférence de Beijing. Les ministres ont appelé à un engagement politique plus fort pour accélérer la parité dans l’espace francophone.
Le Congo était représenté par Jean-Claude Gakosso, ministre des Affaires étrangères. Les participants ont salué les progrès réalisés par les femmes dans des domaines comme la recherche, l’intelligence artificielle ou le climat. La scientifique congolaise **Francine Ntoumi** a été particulièrement honorée pour son rôle dans la lutte contre les maladies en Afrique.
La conférence a également acté l’ouverture des candidatures pour le poste de Secrétaire général de la Francophonie (mandat 2027-2030), ainsi que la tenue du prochain Sommet les 15 et 16 novembre 2026 au Cambodge.
Jean-Claude Gakosso a rappelé l’attachement du Congo au multilatéralisme, soulignant que la Francophonie reste un espace de dialogue et de respect entre ses membres.
Le 21 novembre 2025, Bouger-Vivre-Réaliser (BVR) que dirige madame Dagraça MOBENGO a organisé une soirée spéciale pour célébrer la Journée du patrimoine culturel immatériel. Le thème de la soirée était : « De Brazzaville à Paris, en passant par les Antilles : la littérature, un outil d’ancrage et de transmission pour la culture congolaise ».
L’événement s’est tenu à l’Ambassade de la République du Congo en France, de 19h à 21h30. Cette soirée a mis à l’honneur les grands noms de la littérature congolaise, dont les œuvres, âgées de 72 ans, continuent d’inspirer de nouvelles générations d’auteurs.
Parmi les personnalités présentes, on retrouvait :
- Armand Rémy BALLOUD-TABAWE, Chargé d’affaires
- Zéphirin IIOKI, Conseiller économique
- Larissa ONDZIE ONGOGNI, Conseillère de la diaspora.
Trois intervenants ont illuminé la scène littéraire de la soirée :
- Kévi DONAT, guide-conférencier et auteur de Paris Noir, a présenté un panel passionnant sur les Kongos des Antilles et leur impact sur l’histoire, la musique et la langue des îles.
- Saurel MOUELE LESPINASSE, autrice de Bouillon crépus, a partagé des réflexions ancrées dans son héritage culturel.
- Loïc OGANGA, nouvel auteur, a offert un aperçu de son processus d’écriture.
La soirée a été chaleureuse et conviviale, célébrant la littérature congolaise avec authenticité. Un moment joyeux a marqué l’événement : la célébration de l’anniversaire d’un participant, suivie d’un quiz culturel sur le Congo. Le meilleur participant a reçu un diplôme d’excellence culturelle délivré par BVR.
Pour conclure la soirée, la Directrice de BVR a annoncé la sortie prochaine de son livre, Conquer the Wind, prévue pour début 2026.
Cet événement a été un moment mémorable, tissant des liens entre continents et insufflant un nouvel élan à la culture congolaise.
Dagraça MOBENGO (BVR)
Lundi 17 novembre 2025, le Président Denis Sassou-N'Guesso a procédé à l'inauguration de l'usine de valorisation du gaz associé de la société Wingwah, dans le district de Tchamba-Nzassi, situé à 35 kilomètres au Sud de Pointe-Noire. Cette réalisation est majeure pour le pays, en ce qu'elle contribue au développement énergétique du Congo, et permet ainsi à d'autres grands projets de réussir.
Parmi les produits qu'offrira la société Wingwah, on peut citer le gaz sec, le butane, le gaz naturel liquéfié, destinés au marché national.
L'objectif est de produire 500.000 barils par jour, d'ici 2030. La production actuelle est estimée à 58.000 barils par jour. 7000 emplois directs et indirects seront créés.
A noter que la Société Wingwah opère dans le secteur de l'énergie au Congo depuis 2015. Elle est impliquée dans la recherche, la production et la commercialisation du pétrole et engagée dans un partenariat avec la société nationale des pétroles du Congo (SNPC).
Après le district de Tchiamba Nzassi dans la matinée, ce sont les habitants de Lumumba, premier arrondissement de Pointe-Noire, qui ont eu le bonheur, de recevoir le Président Denis Sassou-N'Guesso et son épouse Antoinette l’après-midi, à l'occasion de l'ouverture officielle de l'institut national de biologie et de veille sanitaire,
Situé à proximité de l'hôpital militaire, ce centre va permettre au Congo de renforcer sa souveraineté en matière de santé.
Cet institut, destiné à améliorer l'offre de santé, au bénéfice des Congolais, vise le renforcement de la souveraineté sanitaire. Il est consacré aux diagnostics, à la recherche, à la formation, mais surtout à la surveillance épidémiologique. L'institut aura la charge de contrôler la qualité des aliments, de l'eau, de l'air, et d'effectuer des examens toxicologiques. Les travaux de construction de cet ouvrage et de son équipement, financés par la Banque mondiale ont coûté 4,5milliards de fcfa.
L’institut national de biologie et de veille sanitaire a pour missions principales :
Audrey Fleur Galiba, Presse présidentielle.
Samedi soir, les portes de l’Hôtel Intercontinental Paris Champs-Élysées se sont ouvertes sur une vague de chaleur, de musique et d’histoire. L’événement *« Je danse la rumba », imaginé et porté par l’association Rumba Héritages Congo de Christian Kader Keita, a réuni plusieurs centaines de passionnés déterminés à célébrer l’un des joyaux musicaux du continent africain : la rumba congolaise, inscrite depuis 2021 au patrimoine immatériel de l’UNESCO.
Une immersion dans l’histoire d’une musique-monde
Bien plus qu’une simple soirée dansante, l’événement s’est voulu une plongée au cœur d’un patrimoine culturel en pleine renaissance. Au programme : une conférence, un dîner aux saveurs du continent et un concert conçu comme un véritable voyage musical.
Entre deux notes, les spectateurs ont découvert — ou redécouvert — l’épopée de cette musique née du brassage atlantique, enrichie par les rythmes cubains, et devenue l’un des emblèmes sonores les plus puissants de l’Afrique centrale.
Sur scène, l’ambiance est montée dès les premières mesures. L’orchestre, spécialement réuni pour l’occasion, était conduit par Suza, ancien chanteur de l’orchestre Empire Bakuba, figure respectée de la scène congolaise. À ses côtés, trois invités prestigieux : Loko Massengo, Nianzi Gaulard et Dino Vangu, dont les voix et la guitare demeurent des signatures incontournables de l’âge d’or de la rumba
Pendant plus de deux heures, le public a été emporté dans un tourbillon musical où se croisaient les fantômes bienveillants des grands maîtres : le Grand Kallé, Tabu Ley Rochereau, Franco, Paul Kamba… Autant de noms dont les mélodies ont façonné l’imaginaire d’un peuple et inspiré des générations entières.
Les artistes ont également rendu hommage aux ambassadeurs internationaux de la rumba, mais aussi les influences du de la salsa cubaine, rappelant que la rumba est une musique du monde avant l’heure.
D’abord captivé, le public s’est peu à peu laissé gagner par la fièvre. Les premiers pas esquissés ont fini par se transformer en une vague de danse collective, entraînant des convives venus d’horizons très différents.
Les éclats de rires, les voix reprises en chœur et les pas glissés sur les carreaux de la piste ont confirmé ce que tout le monde semblait ressentir : la rumba est faite pour rassembler.
La soirée a également pris une dimension institutionnelle marquée par la présence d’une délégation de l’ambassade de la République du Congo, menée par le ministre conseiller Armand Rémy Balloud-Tabawé, représentant l’ambassadeur, SEM Rodolphe Adada. Leur participation est venue souligner le rôle de la diplomatie culturelle dans la préservation et la promotion de cet héritage musical.Voici une reformulation en bon français :
La RDC, représentée par trois délégués et par Son Excellence M. Émile Kassongo, a rejoint tout ce beau monde pour célébrer ensemble ce patrimoine commun. »
F. Patrick GOMBE
Légende: Vue partielle de la délégation de l’ambassade de la République du Congo, menée par le ministre conseiller Armand Rémy Balloud-Tabawé (au centre), représentant SEM Rodolphe Adada, l’ambassadeur
La 8e édition du Forum de Paris sur la Paix s’est achevée après deux journées riches en échanges, réunissant 15 chefs d’État, 25 ministres et près de 4 000 participants au palais de Chaillot. Le thème de cette année, “Nouvelles coalitions sur la paix, les peuples et la planète”, a mis en avant des enjeux cruciaux tels que le climat, les droits humains, et le rôle grandissant de l’intelligence artificielle.
La première journée du forum, le 29 octobre, a été marquée par des annonces significatives, dont un financement de 10 millions d’euros de la France pour soutenir les médias indépendants, ainsi qu’un engagement ferme des nations du Nord et du Sud à réduire les émissions de méthane et à accélérer la transition énergétique. Plusieurs anciens et actuels présidents de la COP ont pris part à des discussions sur les mesures à adopter pour atteindre cet objectif, soulignant l’urgence d’agir face à la crise climatique.
Le forum a également été le cadre d’une session politique de haut niveau sur l’intégrité de l’information, qui a vu la participation de figures de proue comme Maria Ressa, lauréate du prix Nobel de la paix. Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères, a présenté une déclaration collective adoptée par 29 États, engageant leurs gouvernements à combattre la désinformation et à promouvoir une information fiable.
Les débats ont aussi porté sur la nécessité d’une perspective renouvelée concernant la paix en Israël et en Palestine, avec des voix importantes soulignant l’importance d’un gouvernement palestinien pour Gaza. Ancien Premier ministre israélien, Ehud Olmert a affirmé que “Gaza fait partie de la Palestine, pas d’Israël”, tandis que l’ancien ministre palestinien Nasser Al-Qidwa a insisté sur le fait qu’il n’existe pas d’alternative à la solution à deux États.
Le Forum a scruté également l’impact de l’intelligence artificielle sur la sécurité et les droits humains. Des experts tels que Yoshua Bengio et Jacinda Ardern ont discuté de la nécessité de concevoir des pratiques responsables pour protéger les jeunes dans un monde numérique. La présidente du CICR, Mirjana Spoljaric-Egger, a rappelé qu’une vie humaine doit être considérée comme précieuse, peu importe le contexte.
En clôture, le Forum a présenté dix projets sélectionnés pour son programme Scale-Up, qui bénéficieront d’un soutien en 2026. Parmi ceux-ci figurent des initiatives en agroforesterie, en soutien aux communautés en Afghanistan et en sécurité numérique.
“Le mot qui incarne le Forum, c’est l’impact. Nous devons agir pour transformer un monde en crise”, a déclaré Justin Vaïsse, fondateur du Forum de Paris sur la Paix. Avec un appel clair à bâtir des coalitions pour un avenir meilleur, le Forum a sans conteste renforcé son rôle en tant que plateforme de dialogue pour aborder les enjeux mondiaux contemporains.
Le Forum se poursuivra avec des sessions également prévues sur l’avenir du droit humanitaire et l’urgence humanitaire dans la région des Grands Lacs, consolidant ainsi l’importance de la coopération internationale pour construire un avenir pacifique.
Le 27 octobre 2025, la petite ville de Verquin, dans le Pas-de-Calais, a célébré le 85e anniversaire du Manifeste de Brazzaville lors d'une cérémonie d'hommage marquante. Cet événement, placé sous l’égide conjointe de l’ambassadeur du Congo en France, Rodolphe Adada, et de la maire de Verquin, Sylvie Bauvais-Tassez, a rassemblé de nombreux participants autour de sculptures érigées en souvenir des combattants africains ayant contribué à la victoire de la France libre et des forces alliées contre le nazisme.
Lors de cette commémoration, l’ambassadeur Rodolphe Adada a prononcé un discours poignant, rappelant l’engagement des soldats africains et rendant hommage à tous ceux qui ont péri en participant à la libération. Il a également saisi cette occasion pour rendre un vibrant hommage à Thierry Tassez, le maire de Verquin décédé en février dernier, dont l’initiative a permis de faire connaître cette page oubliée de l’histoire, tant aux Congolais qu’aux Français.
De son côté, Sylvie Bauvais-Tassez a évoqué l’engagement de son défunt mari, dont le souhait était de redonner aux tirailleurs africains la place qui leur revient dans l’histoire de la lutte contre le nazisme. La stèle qu’il a fait ériger dans la ville symbolise la fraternité entre les peuples et l’amitié franco-congolaise.
Les deux orateurs ont tour à tour déposé une gerbe de fleurs au pied de la stèle, avant de se recueillir devant l’urne contenant les cendres de Thierry Tassez, située à quelques mètres de là.
Le président de la République, Denis Sassou N'Guesso, a reçu, le 21 octobre à Brazzaville, l’ancien président du Niger, Mahamadou Issoufou. Les deux personnalités ont revisité les liens étroits entretenus entre les deux pays.
L’opérationnalisation de la Zone de libre-échange continentale africaine et la sécurité au Sahel font partie des sujets évoqués lors de leurs échanges.
A propos de la sécurité au Sahel, il convient de souligner que l’ancien président du Niger a été désigné par le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies pour diriger une équipe sur la sécurité et le développement de cette partie du continent.
Les Dépêches de Brazzaville
37 Bis Rue Paul Valéry, 75116 Paris, France
Horaires de Travail (sans intérruption) :
Ouverture (opening) : 09H00
Fermeture (closing) :16H00
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Téléphone :+33 7 67 02 63 30
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