Lors de la cérémonie traditionnelle d’échange de vœux de Nouvel An, tenue le 7 janvier au Palais des congrès, le président de la Cour constitutionnelle, Auguste Iloki, a prononcé un discours au nom des corps constitués et des forces vives de la nation. Il a mis en avant le désir croissant des Congolais de voir le gouvernement concrétiser des projets structurants dans divers domaines pour favoriser le développement du pays.
Auguste Iloki a salué les efforts du président de la République en matière d’infrastructures, soulignant notamment la mise en service récente du tronçon Boundji-Ewo, qui améliorera considérablement la circulation pour les générations futures. Il a également mentionné le projet de construction d’un pont sur la Sangha, qui reliera Ouesso à Pokola.
Les corps constitués ont réaffirmé leur soutien à une vision économique qui favorise le développement social. Ils encouragent le président à poursuivre cette voie afin que le peuple puisse se prévaloir d’un modèle économique et social performant.
Au sujet de l’agriculture, le président de la Cour constitutionnelle a évoqué les Zones agricoles protégées (ZAP) et les Zones économiques spéciales (ZES), ainsi que la mise en place imminente d’une Caisse d’assurance maladie universelle, visant à garantir l’accès aux soins de santé pour tous les Congolais.
Le président de la Cour constitutionnelle a aussi insisté sur l’importance de promouvoir les filières agricoles pour atteindre l’autosuffisance alimentaire. Il a souligné que la mobilisation de l’investissement privé et l’intervention de l’État sont des leviers cruciaux pour valoriser ces filières. Il a appelé à la création de comptoirs d’achat pour soutenir la production locale.
Auguste Iloki a salué les initiatives agro-pastorales du président de la République, qui peuvent inspirer à la fois les Congolais et les investisseurs étrangers. Il a souligné la nécessité de dupliquer ces réussites pour valoriser également les filières caprine, ovine et porcine, tout en rassurant que la vision du président permettra de créer des unités industrielles adaptées dans chaque département, freinant ainsi l’exode rural.
Les corps constitués ont également salué l’engagement de Denis Sassou N’Guesso en faveur de la préservation de l’environnement et de la lutte contre les changements climatiques. Ils ont cité, comme exemple, l’adoption par l’ONU de la Résolution sur la « Décennie mondiale de l’afforestation et du reboisement ». Ils ont formulé le souhait de voir aboutir un nouveau cadre de financement climatique qui prenne en compte les besoins des pays en développement.
Enfin, ils ont rendu hommage à la capacité du président à maintenir la paix et la stabilité au sein du pays, tout en favorisant la libre circulation des personnes et des biens.
Auguste Iloki a également mentionné les actions humanitaires d’Antoinette Sassou N’Guesso, qui, à travers la Fondation Congo Assistance, apporte un soutien aux populations vulnérables dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’autonomisation économique des femmes.
Répondant au message des forces vives de la nation, le Président de la République, Denis Sassou N’Guesso, a appelé à la paix, à l’unité et à la concorde à l’approche de l’élection présidentielle de mars 2026.
Le Chef de l’État a souligné le caractère déterminant de ce scrutin pour la démocratie congolaise, insistant sur la nécessité de le vivre dans un climat apaisé, fondé sur le dialogue et le respect de la diversité. Il a rappelé le rôle des forces vives, des partis politiques, des confessions religieuses et de la société civile dans la consolidation du vivre-ensemble.
Invitant chaque acteur national à agir dans le respect des valeurs morales et civiques, Denis Sassou N’Guesso a réaffirmé son attachement à la devise nationale : Unité – Travail – Progrès.
Cette cérémonie a ainsi été marquée par un appel fort à l’action et à la responsabilité collective pour construire un avenir meilleur pour tous les Congolais.
La rédaction
Légende: vue partielle des participants à la cérémonie de voeux des Forces vives
