Le Conseil des jeunes Congolais de France (CJCF) a organisé, le 21 février, une conférence à l’ambassade du Congo à Paris sur le thème : « Imaginons le Congo de l’avenir ». Plusieurs jeunes Congolais et amis du Congo ont pris part aux échanges, axés sur des parcours professionnels et des expériences entrepreneuriales. Pour les initiateurs, Sergy Nsemi et Garcelin Pouplos, l’objectif est de recueillir les contributions de la diaspora afin de les transformer en synergies concrètes au service des bâtisseurs du Congo de demain.
Les participants ont plaidé pour un modèle de développement fondé sur l’innovation et l’entrepreneuriat. À cette occasion, Digne Elvis Okombi Tsalissan, ancien ministre chargé des Relations avec le Parlement et coordonnateur général de Génération auto entrepreneur (GAE), a défendu l’entrepreneuriat des jeunes comme alternative à la quête systématique de la fonction publique. Il a appelé à la création d’un environnement favorable à l’innovation et à la créativité, capable de canaliser l’énergie de la jeunesse.
Selon lui, la jeunesse constitue l’une des plus grandes forces de travail du pays. En l’intégrant pleinement au marché de l’emploi et en encourageant l’initiative privée, le Congo pourrait stimuler une croissance durable, développer des solutions locales dans les secteurs de la technologie, de l’agriculture ou de la santé, et diversifier une économie encore dépendante des matières premières.
Les intervenants ont également évoqué l’ambition de faire du Congo un hub pour les startups, attractif pour les talents et les investissements africains, notamment dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine.
Plusieurs entrepreneurs ont partagé leurs expériences, parmi lesquels Nelly Francine Biyola (Elikia Events), Roland Nzaba (systèmes d’information et innovation numérique), Emmanuelle Ndomba (immobilier), Jessica Elonguert (éducation et service public), ainsi que Mikhaël Madede, fondateur d’Eros-Gali Conseil, présent en France et au Congo.
Ce dernier a mis l’accent sur la notion d’héritage et de responsabilité territoriale. Selon lui, l’entreprise doit « faire société », s’inscrire dans la durée et contribuer au développement du pays d’origine. Eros-Gali Congo s’est ainsi fixé un objectif de dix ans pour devenir une société d’ingénierie de référence, en misant notamment sur la formation de ses collaborateurs.
À travers cette initiative, le CJCF réaffirme sa mission : défendre les droits des jeunes Congolais, promouvoir la culture et l’entrepreneuriat, fédérer les associations membres et contribuer, directement ou indirectement, au développement du Congo.
La rédaction
Légende:Digne Elvis Tsalissan Okombi intervenant pendant la conférence avec à sa droite, Gilbert Mpieme Moudziri premier secrétaire d'ambassade.
