Réunis à Kigali les 19 et 20 novembre pour la 46e Conférence ministérielle de la Francophonie, placée sous le thème « Trente ans après Beijing, la contribution des femmes dans l’espace francophone », les 90 États et gouvernements membres de l’OIF ont réaffirmé leur engagement en faveur d’une Francophonie unie, solidaire et diverse, fondée sur des valeurs partagées et sur le rayonnement de la langue française. Les ministres ont salué l’excellente organisation de la session à Kigali et la qualité des échanges.
La Conférence a souligné un contexte international marqué par une reconfiguration du multilatéralisme et par de multiples crises, appelant à repenser le rôle de l’OIF afin de renforcer l’impact et la pertinence de la Francophonie, qui a été affirmée comme un espace politique collectif et cohérent pour faire entendre une voix unie sur la scène internationale.
Trente ans après la Conférence mondiale sur les femmes de Beijing, la cérémonie d’ouverture a mis en lumière des parcours féminins inspirants dans des domaines comme la finance climatique, l’intelligence artificielle (IA), l’immunologie et les arts. La Secrétaire générale a insisté sur la nécessité d’accroître les efforts de formation et d’intégration des filles et des femmes dans les secteurs des nouvelles technologies, avec un accent particulier sur l’IA.
Au cœur de la session, l’Appel de Kigali a été adopté par les États et gouvernements membres de l’OIF. Ce texte vise notamment à améliorer la collecte de données sur l’égalité femmes-hommes, à renforcer la participation des femmes, à reconnaître leur travail non rémunéré et à intégrer l’égalité dans les politiques publiques de l’espace francophone. Les participants ont salué les progrès réalisés par les femmes dans des domaines comme la recherche, l’intelligence artificielle ou le climat. La scientifique congolaise Francine Ntoumi a été particulièrement honorée pour son rôle dans la lutte contre les maladies en Afrique.
Cette conférence ministérielle a également ouvert la période de dépôt des candidatures pour l’élection du ou de la Secrétaire général(e) pour le mandat 2027-2030, la date limite étant fixée au 15 mai 2026, conformément à la procédure adoptée en 2022. Les ministres ont été informés de cette procédure, qui a été appliquée pour la première fois dans son intégralité avec un calendrier précis. Conformément au Règlement unique des instances de la Francophonie, la présidence de la Conférence ministérielle a été transmise par la France au Cambodge, pays hôte du prochain Sommet prévu les 15 et 16 novembre 2026, autour de la paix comme vecteur de développement durable.
Le Congo était représenté par le ministre des Affaires étrangères, Jean-Claude Gakosso qui a rappelé l’attachement du Congo au multilatéralisme, soulignant que la Francophonie reste un espace de dialogue et de respect entre ses membres.
La rédaction
