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Le gouvernement dévoile sa feuille de route pour le quinquennat 2026-2031

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Le gouvernement dévoile sa feuille de route pour le quinquennat 2026-2031
Francis Jocelyn Patrick GOMBE
25 juin 2026

Le gouvernement dévoile sa feuille de route pour le quinquennat 2026-2031

Gouvernance : le gouvernement dévoile sa feuille de route pour le quinquennat 2026-2031

Le Premier ministre, Anatole Collinet Makosso, a présenté le 22 juin à Brazzaville le Programme d’action du gouvernement (PAG) devant l’Assemblée nationale. Élaboré pour la période 2026-2031, ce document stratégique s’inspire du projet de société du président de la République, Denis Sassou N’Guesso, intitulé « L’accélération de la marche vers le développement », sur la base duquel il a été réélu.

Conformément aux dispositions constitutionnelles, cette présentation n’a pas donné lieu à un débat parlementaire. Le chef du gouvernement a toutefois détaillé les principales orientations qui guideront l’action de l’exécutif au cours des cinq prochaines années.

Le Programme d’action du gouvernement s’articule autour de dix priorités majeures : la mobilisation des ressources financières, le développement du capital humain, la lutte contre les dérives administratives, la relance économique, la promotion de l’agriculture et de l’industrie, la création d’emplois, le développement des infrastructures, l’innovation, le renforcement des droits sociaux et la protection de l’environnement.

À ces priorités s’ajoutent six axes stratégiques portant sur la sécurité, la modernisation de l’administration publique, l’aménagement du territoire, le développement du commerce intérieur, la promotion du tourisme et la diplomatie économique. Selon le Premier ministre, la mise en œuvre de ces orientations repose sur quatre piliers essentiels : la paix, l’État de droit, le civisme et la décentralisation.

Le PAG comprend également vingt missions destinées à accélérer le développement du pays. La première vise à accroître les ressources financières publiques afin de soutenir les ambitions de l’État. « Après être passés de la récession à la résilience entre 2021 et 2026, nous devons désormais franchir une nouvelle étape en passant de la résilience à la relance », a déclaré Anatole Collinet Makosso.

Le gouvernement entend ainsi renforcer les investissements dans le capital humain, stimuler la création d’emplois, intensifier la lutte contre les comportements déviants au sein de l’administration et redynamiser l’économie nationale. Il prévoit également de faire de l’agriculture et de l’industrie des secteurs prioritaires, tout en poursuivant le déploiement des infrastructures de base et en encourageant la recherche scientifique, l’innovation et le progrès technique.

Parmi les autres objectifs figurent l’approfondissement des droits sociaux, la préservation de l’environnement, le renforcement de la défense nationale et de la sécurité publique, ainsi que la modernisation de l’administration grâce à la digitalisation des services publics.

L’exécutif ambitionne également de développer le commerce intérieur, de renforcer l’intégration économique régionale et sous-régionale, de valoriser le patrimoine naturel et touristique du pays et de dynamiser la diplomatie économique.

Sur le plan institutionnel, le gouvernement entend consolider la paix, l’unité nationale et la stabilité politique, renforcer l’État de droit et la citoyenneté, promouvoir l’éducation civique, le patriotisme et le vivre-ensemble, tout en poursuivant l’approfondissement de la démocratie et de la décentralisation.

À ce sujet, le Premier ministre a annoncé une accélération des réformes relatives à la fonction publique territoriale, à la coopération décentralisée, aux contrats entre l’État et les collectivités locales ainsi qu’au renforcement de l’Agence nationale d’appui au développement local.

Clôturant son intervention après plus d’une heure d’exposé, Anatole Collinet Makosso a appelé à la responsabilité collective et à l’engagement de tous les acteurs nationaux pour relever les défis du développement.

« Il nous appartient de faire en sorte que l’histoire retienne non seulement la vivacité de nos débats, mais surtout la portée concrète de nos réalisations. Notre action doit reposer sur des valeurs et une éthique de conviction comme de responsabilité, car la politique est une science trop sérieuse pour être laissée aux hommes sans éthique », a-t-il conclu.